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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
Les coupés "Rédélé Spéciale" : graines d'Alpine... |
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La première Rédélé Spéciale, qui remporta le rallye Paris-Dieppe en 1953.
La première Rédélé Spéciale existe toujours, mais appartient à un particulier.
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L'aventure de Jean Rédélé, le créateur d'Alpine, commence dans un garage Renault, à Dieppe. Plus précisément dans le garage de son père qu'il découvre en ruine après les différents bombardements de la seconde guerre mondiale... La décision est prise de le remettre en état. Jean a un diplôme d'HEC en poche. Mais il n'a que 24 ans. Il devient alors le plus jeune concessionnaire Renault de France. A cette époque, il y a encore peu de véhicules Renault à vendre. Pour compléter son activité, Jean Rédélé se lance dans le négoce de véhicules issus de surplus américains. En 1948, la présentation de la 4 CV Renault lui assure le développement de son fond de commerce. Cette voiture, qui permet de savourer les congés payés, commence à motoriser la France. Ses ventes vont exploser. Mais, avant de pouvoir en prendre possession, il faut patienter… un bon moment. C'était l'époque où il fallait savoir attendre une voiture ! Au volant de la 4 CV, Jean Rédélé découvre le réel potentiel de cette voiture. Il propose une course à un concessionnaire de la région qui prétendait qu'une Peugeot 203 était plus rapide qu'une 4 CV Renault. Les voilà donc lancés dans une course improvisée, de Dieppe à Rouen. Le vainqueur ? Jean Rédélé bien sûr, au volant de sa 4 CV. Cette victoire lui donne des ailes. Il inscrit sa voiture au Rallye de Dieppe, qu'il remporte. Ses voitures vont aussi se montrer très habiles dans divers rallyes, tels que le Rallye Monte Carlo (RMC), le Tour de France et la Coupe des Alpes. C'est cependant la sortie de la 1063 (une version course de la Renault 4 CV), en 1952, qui va permettre aux 4 CV d'écumer les différents rallyes. Jean Rédélé passe même l'arrivée avant que les commissaires de courses ne soient en place lors de l'une de ces courses ! Mais Rédélé ambitionne davantage que de vendre des voitures et conduire des 4 CV. Il veut concevoir ses propres modèles, sa propre marque, et rêve de redonner au sport automobile français sa splendeur d'avant-guerre ! Lors de la Coupe des Alpes précédemment citée, la voiture semble être terriblement à l'aise sur son terrain. C'est un signe pour Jean Rédélé qui décide que le nom de sa firme sera Alpine. Jean décide donc de construire un prototype et définit son cahier des charges. Sur la base de la plate-forme de la 4 CV, il donne naissance à un petit coupé sportif doté de lignes aérodynamiques. Pour la motorisation de cette voiture, Rédelé envisage d'abord les moteurs et boîtes du "sorcier" Amédée Gordini, mais c'est finalement vers les spécialistes Deutsch et Bonnet qu'il se tournera pour finaliser le coupé avec lequel il participera — sans succès — à Montlhéry. Le coupé est rapide, mais difficile à conduire, et Rédelé abandonne ce projet. Il se remet au travail pour finaliser une nouvelle biplace, revêtue d'une carrosserie légère en polyester stratifié. Les carrossiers français, frileux à l'idée de se lancer dans la conception de carrosseries plastiques comme le conçoit Rédelé, pousse Jean à se tourner vers l'Italie. Il présente son projet au styliste Giovanni Michelotti, qui finalise les dessins de trois prototypes, selon les indications et les brouillons de Jean. Cependant, par manque de temps, c'est le carrossier turinois Allemano qui s'occupera de la construction des voitures en aluminium, sur la base d'un châssis de 4 CV 1063 doté d'une boite cinq vitesses conçue par Rédelé. Pour plus de légèreté, on choisit une carrosserie en aluminium. L'utilisation de ce type de construction permet de réaliser une voiture complète ne pesant pas plus de 550 kg. La première voiture est terminée en décembre 1952, et Jean Rédelé se rend en Italie avec son épouse afin de ramener cette première "Rédelé Spéciale". Perfectionniste et exigeant, Il va retoucher lui-même certains détails de la voiture qui, pour agrémenter le dessin du capot, a reçu un repli de tôle sur le capot (un dessin qui sera repris plus tard sur la Renault Dauphine). Rédelé reprend la voiture, rallonge l'avant et modifie le réglage d'assiette. Ne respectant plus le dessin original, l'automobile à désormais une allure plongeante. Après l'avoir préparée, il engage sa Rédélé Spéciale au Rallye de Dieppe de 1953 et remporte l'épreuve devant une Jaguar. Il s'adjuge par la même occasion une victoire de catégorie sur le circuit de Rouen-les-Essarts et la première épreuve du Grand Prix de Lisbonne dans la catégorie des moins de 1.300 cm3. Les coûts de production du coupé Redelé Spécial sont hélas jugés trop élévés pour envisager une fabrication en série. Le second prototype est finalisé en 1953. Après quelques courses, il va être repéré par un américain désireux de le produire dans son pays mais en le dotant d'une carrosserie plastique. Une aubaine, du moins c'est ce que croit Rédélé, qui vend sans hésiter la licence du véhicule pour 2500 $ ce sera le début de la mésaventure de la PlastiCar Marquis (lire la page correspondante). De retour des Etats-Unis, Rédélé va proposer à Renault de racheter les 150 châssis prévus au départ pour PlastiCar. Ce sont eux qui prendront la forme des toutes premières Alpine en 1955. Rédélé garde l’idée d’une carrosserie synthétique pour limiter les coûts de production de ses voitures. S’ensuit une association Rédélé-Pons-René Bonnet autour d'un projet doté d'un châssis à poutre centrale, mais cette association faisant également intervenir le carrossier Chappe et Gessalin prendra fin en 1953 faute de résultats concrets. Michelotti conçoit en 1955 pour Rédélé sa troisième voiture sur base de 4 CV, mais les projets du Dieppois vont bientôt être contrecarrés par son propre beau-père, Charles Escoffier, concessionnaire Renault à Paris, lequel vient de réaliser un coach en plastique avec Gessalin et obtient l’aval de Renault pour une production en série. Rédélé va devoir en assurer malgré lui la commercialisation. Elle va devenir l'Alpine A106 et démarrer véritablement la légende Alpine, même s'il faudra attendre l'A108 pour que Rédélé produise réellement la voiture dont il rêvait. Texte élaboré notamment d'après les défunts sites Mes Miniatures, Encyclo 43 et Autodoc
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Trois photos du second prototype de Rédélé Spéciale, avant qu'elle ne soit exportée aux Etats-Unis pour devenir le prototype de la Marquis.
La troisième Rédélé Spéciale était la plus élégante et la plus aboutie des trois.
La troisième Rédélé Spéciale en compétition. Notez le pare-choc retiré.
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