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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
Renault-Penhoët RP1 : la Dauphine de la mer |
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Cette photo de promotion montre le prototype, qui présente deux ailerons décoratifs latéraux à l'arrière, comme sur les voitures américaines.
Une série de photos du superbe exemplaire de Christian Pottier.
Le moteur du RP1 est celui de la Dauphine Gordini, ici superbement entretenu.
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Le tableau de bord du RP1 comporte un horotachymètre, un indicateur de niveau d'essence, un indicateur de température d'eau douce, un témoin vert de charge batterie, un témoin rouge de débit d'huile dans l'échangeur, et un contacteur de démarrage à clef. Sur le côté droit du panneau latéral, il y a un levier pour choisir le sens de la navigation. Le Renault Penhoët offre de la place pour cinq personnes, qui ont chacune leur propre siège. Les dossiers des sièges avant sont rabattables pour profiter de banquettes pour les bains de soleil. Les coussins sont fabriqués en mousse de polyuréthane et sont recouverts de cuir synthétique lavable. Pour souligner le lien avec Renault, une plaque signalétique Renault est placée au milieu du tableau de bord, et le volant (pris sur une Ondine) comporte au centre, soit le logo Dauphine, soit le losange Renault. Le bateau ne nécessite pratiquement aucun entretien. Les partie en polyester sont colorées de part en part et peuvent être lavées avec un shampooing pour voiture. La mise en service d'un Renault-Penhoët nécessite une manipulation attentive pendant les dix premières heures. Pendant la première heure, le régime moteur ne doit pas dépasser 1 500 tr/min. Entre 1 et 5 heures, cette vitesse peut être augmentée lentement jusqu'à 4 500 tr/min, après quoi la vitesse maximale peut être portée à 50 km/h jusqu'à 10 heures. Après cela, le moteur peut être entièrement exploité. En fonction de la température extérieure, Renault recommande une huile 10W30 ou 20W40. Les photographies d'époque montrent clairement deux formes distinctes de coque : le bateau bleu et blanc est le prototype, à partir duquel les premières images promotionnelles ont été réalisées, et qui fait encore un clin d'œil aux voitures américaines à grands ailerons de la fin des années 1950. La version finale de production, qui diffère considérablement, notamment à l'arrière, est rouge et blanc, avec une poupe plus anguleuse et plate. Une version dite "turbocraft", dont la propulsion est assurée par le rejet derrière le bateau d'une eau aspirée par une pompe à turbine sous l'embarcation, sera également étudiée, mais le prototype élaboré n'aura pas de descendance. La production du RP1 s'arrêtera en mars 1963, soit moins d'un an après le lancement, après seulement 28 exemplaires vendus, et alors même que 1000 n'ont pas été écoulés. Les raisons invoquées pour cet arrêt sont curieuses et un peu floues. On parle à ce moment-là de supports-moteur défaillants, et Renault donne l'ordre aux revendeurs d'essayer de racheter leur Penhoët aux clients à qui ils les ont vendus... mais la plupart d'entre eux refusent, très contents de leur bateau. Il est d'ailleurs fort possible que cette histoire de supports-moteur défaillant n'ait été qu'un prétexte pour mettre un terme à cette activité, jugée sans doute insuffisamment lucrative pour la Régie. En revanche, un vrai problème structurel va se fera jour avec le temps : la carène étant moulée par projection simultanée verre-résine, il n'était pas possible d'en maitriser l'épaisseur. Cela aura pour conséquence l'apparition de fissures à force d'utilisation. Néanmoins le noyau en polystyrène expansé jouera son rôle, le bateau ne coulant pas, mais s'imbibant d'eau (jusqu'à 100 kg après un séjour d'un an sur l'eau). Les coques seront rachetées par les Ateliers Delaitre, les mécaniques Renault remplacées par des Evinrude d'environ 40 ch, et le modèle de nouveau commercialisé par la société Runabout Services sour la forme d'un hors-bord désigné Airess 420. Quant aux 28 Renault-Penhoët d'origine, la plupart ont subi les outrages du temps, et seuls cinq sont encore aujourd'hui en état de marche. Signalons aussi que l'exemplaire que possédait Renault a été adjugé à 6020 euros lors de la vente Artcurial de décembre 2025.
Sources : le site de Patrice Maury, Losange Magazine
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Le RP1 sous le "regard" de ses marraines, la Dauphine et la Floride.
On note ici le terme "moteur Floride-Renault", assurément un argument vendeur.
Le RP1 se voulait un runabout pour tous, équivalent nautique de la Dauphine.
Un exemplaire du RP1 magnifiquement entretenu et restauré.
Les RP1 sont rarissimes, surtout en bon état.
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