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janvier 2026

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Buggy Twingo "23" : une bombinette tous terrains

 

La Twingo "23", toute propre en début de course, ne le restera pas longtemps !

 

Si la Renault Twingo n'a pas été pensée au départ comme un véhicule de rallyes ou de raids, elle a néanmoins donné naissance à un certain nombre de baroudeuses qui se sont souvent distinguées sur les circuits, comme la Twingo "23" pilotée par Benjamin Bujon...

La Twingo "23" (un numéro qu'elle conserve au fil du temps de course en course) appartenait initialement au pilote Michel Salvatore. L'équipe de Benjamin Bujon l'a rachetée quand Salvatore avait besoin d'argent, et a donc eu assez peu de modifications à lui apporter. Cette voiture s'est illustrée dans la discipline dite "Baja" durant toute la seconde moitié des années 2000.

Coté technique, elle reposait un châssis Sadev, avec deux amortisseurs Olhins par roue et des double triangulations à l'avant et bras à l'arrière. Le moteur était un Nissan 3.5 L qui venait de chez Vincent Foucart, avec plus de couple que de chevaux, et qui donnait l’impression aux pilotes d'être propulsé par un élastique. La boîte de vitesses était une Sadev cinq rapports à crabot à commande normal.

TWINGO 23, également une association

TWINGO 23 était aussi une association réunissant une équipe d'amis autour d'une même passion : elle était composée des mécaniciens et carrossiers des garages Christian Bujon–Cécile Benoît, situés dans la Creuse. Laurent Reboursière supervisait l'évolution technique et mécanique, accompagné de François Caon pour la partie carrosserie. Venaient en renfort suivant leurs disponibilités, Jean-luc Aubier, Frédérique Lagrange, Mathieu Guy et Fabrice Verdeau. Cécile Benoît était responsable des relations et communications du team. Pour l'intendance et les ravitaillements, le duo Patricia Bujon et Régine Fraisse. Sur le terrain, Claude, Jean-louis, Laurence, David, France, Sandrine, Dominique, Yannick... apportaient leur aide et soutien. Et pour finir, au volant du Twingo 4x4, Christian, Cédric et Benjamin Bujon – une vraie affaire de famile !

La Twingo "23" ne roule plus aujourd'hui, mais Benjamin Bujon a continué à s'illustrer sur différents buggies dans diverses courses d'endurance, jusqu'à devenir champion de France plusieurs années de suite. Il a également repris la suite de son père à la tête des garages Benjamin Bujon–Cécile Benoît.

 

Interview de Benjamin Bujon (vers 2008)

D’ou vient votre passion du rallye et du pilotage ?

La passion me vient de mon père, il faisait du trial 4x4 puis il a enchainé sur l'endurance donc je suis dedans depuis que j'ai 2/3ans de plus il a toujours eu des petites Renault sportive 5 gt turbo Clio williams puis Ragnotti et il se moque des gendarmes… A 8-10 ans j'ai appris à conduire avec la williams, a 16 ans conduite accompagné avec la Clio Ragnotti et un papa qui me laissait rouler comme je voulais.

Parlez-nous de votre parcours en endurance.

A 17 ans j'ai fait mon premier 6 heures à st Pée pour préparer mes premiers 24 heures de Paris. A st Pée on a eu beaucoup de problèmes donc je n’ai pas pu tellement apprendre, mais à Paris la Twingo a tourné comme une horloge et on a fini 7eme. Nous avons un petit budget donc nous roulons très peu. En 2005 et 2006 on a fait que la baja et les 24 heures de Paris.

Quelles sont les différences entre un proto préparé pour le Rallye TT et un pour l'endurance TT ?

Pour moi qui ne fais que la baja et les 24 heures, on roule beaucoup moins vite que sur les sprints que sont les rallyes, donc il faut une voiture très facile à conduire, pas fatigante ce qui permet de faire facilement des relais très constants pendant 2h30, 2h45. Au 24 heures on tourne autour de 8min (je me souviens plus trop) mais jamais plus de 10 secondes d'écarts entre deux tours du même relais. Enfin je pense qu’un buggy d'endurance a moins de chevaux et plus de couples, pas forcement de boite séquentielle et un réservoir bien plus gros notre but et d'être le plus longtemps possible en piste, donc on roule pas à bloque, on fait gaffe aux trous, bosses, et plus on évite les passages par les stands mieux on se porte…

Quels sont vos meilleurs souvenirs en course automobile ?

J'ai fait deux arrivées de 24 heures de Paris, cela est super avec les commissaires, les drapeaux, en plus les deux fois j'ai fait des relais pour gagner une place et cette année on a passé deux bonnes heures à se bagarrer avec le buggy oscar des lettons il m’a doublé puis je l'ai redoublé et fini par le décrocher c'était trop le pied, à fond jusqu'à la ligne. Donc voila il n’y a pas un plus beau mais tout pleins de supers souvenirs.

Quel est le programme pour la saison à venir ?

La baja je ne pense pas la faire cette année car j'ai un projet étudiant, je fais un stand de vente 4x4 sur la paddock, je pense que c'est mon père qui pilotera comme l'an dernier (je l'ai copiloté, il y a deux ans c'est moi qui conduisais). Nous allons faire les 24 heures, cela est du sûr et définitif. La baja se passe à coté de chez moi donc cela est de l'excellente pub pour nos garages, après on aimerait bien essayer la modification des cardans sur un 6heures et pourquoi pas essayer un rallye TT.

Quel est votre épreuve préférée ?

La baja, c'est chez moi, tout le monde nous encourage c'est trop bien !

Seriez-vous tenté de courir un rallye du championnat de France des rallyes tt ?

Oui !! Avant pas du tout car je trouve cela trop court comme temps de conduite. Mais avec le forum est l'ambiance sympa de tous les messages postés cela donne envie.

Combien de temps passez-vous sur le buggy entre 2 courses ?

C’est surtout l'un des mécanos du garage Laurent Reboursière qui s'en occupe, comme on fait que deux courses par an on met toutes les chances de notre coté. On démonte tout, même boite et pont sont ouverts et remontés. On ne veut pas qu'une connerie gâche la course et donc la saison. Le temps ne se compte pas dans ces cas la, car c'est 2 heures pas ci par la pendant toute l'année mais au final c'est énorme. En tout cas n'importe lequel d'entre nous connait la voiture par cœur à force d’avoir démonté et remonté chaque pièce. Si on tombe en panne n'importe lequel des trois pilotes (papa, grand frère, et moi) pouvons dire exactement ce que cela est.

Le championnat d’endurance souffre d’un manque de spectateurs et de reconnaissance médiatique, quelles en sont les raisons et quelles sont les solutions à ce problème ?

Moi je fais que les 24 heures et la baja, surement les 2 épreuves TT française les plus suivies, pour les 6 heures je comprends pas trop, les autos sont vraiment magnifiques et spectaculaires. Au niveau spectateur, pour avoir suivi mon père je sais que des circuits n'étaient pas super car on ne voyait rien.

Donnez nous les points forts de cette discipline…

Le temps de conduite entre les essais et la course, tu en as pour ton argent, aux 24 heures j'ai du conduire 8heures avec les essais. Sur un 6 heures tu conduis 3h30 a 4h30 selon le nombre de tours aux essais, mais il y a aussi l'aspect spectaculaire les voitures ont les mêmes gueules qu’en rallye et évoluent en peloton.

Prenez vous le temps de consulter les différents sites internet consacrés à la discipline ?

Tous les jours je suis un pur passionné à l'affût de chaque infos il se passe pas un jour sans un petit tour par le forum.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent débuter en endurance ?

De prendre le temps d'apprendre et surtout que c'est débile de venir si c'est juste pour faire péter des temps, il vaut mieux finir toujours bien avec une voiture intacte que de signer la pole partir devant et arrêter car on a tout explosé, Cela porte bien son nom c'est de l'endurance, un beau 24 heures pour moi cela se résume à rien casser, pour d'autres c'est faire la pole et mener jusqu'à devoir reconstruire une nouvelle voiture… Je pense qu’un bon pilote de 24 heures c'est un type qui accepte de se faire doubler même par des bagnoles moins bien, on n’a pas beaucoup de budget mais même si on l'avait et qu'on avait une auto pour gagner on roulerai moins vite, pour preuve à Paris sur les 10 premiers du 1er tour il devait en rester plus que 3 dans les 20 après 1 heure.

Source: le blog de l'association TWINGO 23

 

 

La "23" dotée d'un garde-boue sur toute la largeur du bouclier avant.

La "23" avec de large feux longue portée intégrés dans le capot.