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janvier 2026

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U41 : Le pick-up qui n'a jamais existé...

 

J.-P. Delmas a partagé cette image retravaillée sommairement afin de montrer à quoi aurait pu ressembler le pick-up sur base de SupeRNova.

 

 

 

Pick Up

Fin 2001 se pose la question de conserver une offre pick-up en Roumanie entre l’arrêt prévu du programme X75 (sur base Renault 12 Dacia) et l’apparition envisagée du pick-up sur base Logan L90. La berline Logan qui remplacera la berline Dacia 1310 (Renault 12), doit être commercialisée mi-2004. Quant au pick-up issu de la Logan, il n’est pas encore en étude.

En janvier 2002, l’équipe du bureau d’études Dacia à Pitesti, dirigée par Jean-Claude Esnault, décide d'explorer les possibilités de la base Super Nova afin d'envisager un pick-up qui assurerait l'intérim. Les questions qui se posent sont multiples : 1°) Serait-il possible de construire un pick-up sur la base Super Nova ? 2°) Quel type de véhicule en serait déduit ? 3°) Quel serait le montant des investissements ? et 4°) Quelle serait la date de mise en série ?

Compte tenu du mode traction exclusif de la SupeRNova, deux versions du pick-up sont proposées : le premier est un pick-up simple à deux places, avec une longueur de chargement de 1,80 m pour une charge utile de 800 kg (il remplacerait le Pick Up U75); le second est aussi une version deux places avec la même charge utile, mais avec à cabine étendue et une longueur de chargement de seulement 1,50 m (il remplacerait le Double Cab H75).

Après une approche dimensionnelle, il convient d'évaluer les capacités des organes mécaniques à supporter une charge augmentée ; un bilan masse et sa répartition sur les essieux sont donc estimés. Le train avant de la SupeRNova convient ; en revanche, le train arrière à lames provenant du pick-up traction U75 n’est pas adapté en raison de problème d’encombrement longitudinal, car il dépasse du porte-à-faux arrière de la voiture. De même, le train arrière provenant de la SupeRNova n’a pas une capacité de charge suffisante ; il faudrait utiliser un autre train arrière que ceux fabriqués à Pitesti.

Côté caisse, on peut utiliser le bloc avant jusqu’au pied milieu et créer une partie de caisse à l’arrière. L’exercice maintes fois répétés pour le pick-up du Brésil, permet d’envisager avec sérénité cette approche. En imaginant d’utiliser un train déjà existant (dit "sur étagère"), dont la charge maximum est limitée à 1080kg, la charge utile résultante est de 760 kg. L’empattement est ajusté pour garantir un démarrage en pente de 20%.

À partir des travaux réalisés pour le Mercosur et en tenant compte d’une localisation en Roumanie, le ticket d’entrée général se situerait autour de 300 MF. Pour un démarrage du développement en février 2002, l’accord de commercialisation pourrait se placer en septembre 2004. Cependant, Compte tenu de son caractère “d’entre-deux” le pick-up U41 aurait forcément une durée de vie limitée, et les investissements à lui consacrer sont par conséquent jugés trop importants. En conséquence, le programme est abandonné.

Adapté d'un article de Jean-Paul Delmas dans la revue Renault Histoire N° 43

 

 

On utilise le bloc avant jusqu’au pied milieu et on crée une partie de caisse à l’arrière.

L’équipe d’exploration franco-roumaine. De gauche à droite : J.-C. Chamaillard, J.-C. Esnault, A. Trillard, J.-P. Delmas, Claudiu Nifu, F. Gouzy et Mihai Oana.