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janvier 2026

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Za rouliom : la voiture de l'avenir ?

   

 

 

 

 

En 2008, à la demande du magazine russe Za Rouliom, Renault a imaginé la voiture d'un lointain futur...

Le prestigieux magazine automobile russe Za Rouliom ("au volant") fêtait en 2008 ses 80 ans de publication. Un tel anniversaire se devait d'être célébré de façon marquante et unique, c'est pourquoi la rédaction du magazine a demandé à plusieurs constructeurs et bureaux d'études automobiles d'imaginer pour l'occasion comment l'on se déplacerait 80 ans dans l'avenir, en 2088. Renault, Skoda, Mercedes-Benz, Mazda, Volkswagen, Carcerano, Mitsubishi, Seat, Turin Design, Autostudy (Turin) et Toyota ont répondu à l'appel et planché sur la question, proposant des visions extrêmement variées de la mobilité urbaine du futur.

Patrick Le Quément, directeur de Renault Design, a formulé la question en ces termes : « Que seront les véhicules dans 80 ans ? Personne n'est en mesure de l'affirmer avec certitude, néanmoins nous sommes sûrs d'une chose : Quels que soient les changements en ce monde, les voitures y auront toujours leur place ! » Pour Renault, un groupe de jeunes talents, dont un Français, un Espagnol et un Russe, ont tenté de se projeter loin dans l'avenir de l'entreprise. Selon Le Quément, « ils [[ont travaillé] avec passion, sans être freinés par le marketing ». Grâce à la présence du jeune designer Andreï Basmanov, on retrouvait dans les illustrations certains mots et motifs architecturaux russes familiers.

Une brève description du projet

Libérée des contraintes de la propulsion mécanique traditionnelle, l'industrie automobile du XXIe siècle a su exploiter l'énergie éolienne et solaire pour la convertir en électricité, indispensable au fonctionnement de tous les systèmes du véhicule. La voiture de 2088 peut modifier ses dimensions géométriques. Compacte en ville, elle s'allonge à haute vitesse, offrant ainsi à l'habitacle une silhouette plus profilée. La carrosserie traditionnelle a été remplacée par une coque en alliages légers et résistants, composée de segments protecteurs opaques et de vitres assurant une excellente visibilité.

En ville, la voiture est conduite par le conducteur, tandis que sur autoroute, le contrôle est assuré par l'automatisation. La circulation emprunte des viaducs équipés de « rails » électromagnétiques. Ces viaducs, construits sur pieux ou sur supports suspendus, sont également alimentés par l'énergie éolienne ou solaire et préservent l'équilibre naturel.

En dehors de la ville, le conducteur cède la place à un pilotage automatique. Collines, descentes et cours d'eau ne sont plus des obstacles : ils font partie intégrante du paysage, que le conducteur et les passagers peuvent admirer en silence, en se déplaçant d'un point à un autre par le chemin le plus court, sans jamais toucher le sol. Au besoin, la voiture et ses fonctions garantissant le confort des passagers sont adaptées. Le conducteur et les passagers sont contrôlés soit de manière classique (manuellement, par communication vocale ou par la pensée), soit par des commandes vocales. L'interaction entre la machine et l'humain est donc davantage biologique que physique.

Traduit et adapté de la revue Za Rouliom