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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
SINPAR Torpedo S : un exemplaire rare et unique |
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Extérieurement, leTorpedo S n'a quasiment plus rien d'une Renault 4. On constate qu'il arbore le logo SINPAR sur la calandre et non celui de Renault.
Un intérieur spartiate, comme l'est en général celui des véhicules à usage militaire. On y retrouve le volant, les instruments et le système de chauffage de la Renault 4.
Le moteur 845 cm3 type 800-01 du Torpédo S. |
En matière de transmission intégrale, SINPAR est un nom incontournable dans l'histoire de Renault. Il n'est donc pas surprenant que cette société ait proposé une remplaçante à la vénérable Jeep de l'armée française. Cependant, le projet n'a jamais dépassé huit prototypes.
À la fin des années 1960, l'armée française recherchait un successeur à la célèbre Jeep, construite sous licence en France par des entreprises comme Hotchkiss. Dans le cadre de ce projet, SINPAR lança la Torpedo S. Thierry explique : « À ma connaissance, huit prototypes ont été construits, cinq biplaces et trois quatre places, comme ma voiture. Parmi les biplaces, quatre existent encore, et parmi les quatre places, seule la mienne a été retrouvée jusqu'à présent.» Thierry sait qu'après l'arrêt de la production de la Renault 4 Plein Air, SINPAR prit l'initiative de développer ce véhicule, initialement destiné à l'armée, sur la base d'une Renault 4 à transmission intégrale. Le biplace fut présenté à l'armée en 1972. « La Renault 4 à quatre roues motrices était bien connue de l'armée française, qui l'avait déjà testée à de nombreuses reprises dans les années 1960. Les cinq Torpedo S biplaces, en revanche, étaient une nouveauté. Ils subirent tous divers essais à Rambouillet et Satory, au même titre que leurs concurrents, principalement la Citroën Méhari. » SINPAR fournit la base de ce projet : le châssis à quatre roues motrices de la Renault 4. La carrosserie fut réalisée en collaboration avec Brissonneau & Lotz à Creil. Le logo de l'entreprise ornait l'arrière. Renault ne disposant pas des fonds nécessaires, SINPAR apposa son propre logo à l'avant. On retrouve également l'inscription « RENAULT SINPAR 4x4 » à l'avant et à l'arrière, avec la mention « 4 roues motrices » en bandeau à l'arrière. Par ailleurs, SINPAR a elle-même publié des photos de presse au début des années 1970 montrant un logo RENAULT sur le devant. Le caractère unique de la carrosserie est évident, ne conservant que quelques éléments de la Renault 4 : les phares, les roues et l'emplacement de la trappe à carburant. Quiconque prend la peine de regarder dessous découvrira, bien sûr, la structure monocoque caractéristique de la Renault 4, complétée par l'essieu arrière moteur débrayable de SINPAR. La carrière du Torpédo S au sein de l'armée française se limita aux cinq prototypes mentionnés. L'exemplaire de Thierry, cependant, était initialement peint en vert armée. Repeint ensuite en orange, il poursuivit sa carrière comme véhicule civil dans le Var. Le compartiment moteur a conservé sa couleur d'origine, malgré quelques traces d'orange. Après sa carrière militaire, la voiture fut vendue à un musée automobile andorran, où une nouvelle couche de peinture verte lui redonna son aspect d'origine. L'armée n'appréciait pas le Torpédo S à cause de son poids élevé dû à l'utilisation de tôle d'acier. La première vitesse courte la rendait performante dans la boue, mais peu à l'aise en côte, surtout avec 200 kg à bord. Finalement, toutes les voitures ont été vendues à des particuliers. On en sait très peu à leur sujet, et certaines affirmations ne sont que pure spéculation.
Article original en allemand, traduit et adapté du site Losange Magazine
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Le Torpedo S dans le domaine du magnifique château du Mesnil-Théribus. Le pare-brise est rabattable et l'essieu arrière s'enclenche grâce à un levier situé près de la console centrale.
Les marquages montrent un logo 4x4 "RENAULT-SINPAR" inhabituel
La plaque d'identification du Torpédo S de Thierry Jouan. Le numéro de série original pose question : pourquoi commence-t-il par "113" (le code projet de la Renault 8") et non par "112" (celui de la Renault 4) ? |
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