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janvier 2026

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La Renault 4 des douanes du film "Rien à déclarer"

 

 

 

 

Tourné en 2010 et sorti l’année suivante, le film Rien à déclarer, de et avec Dany Boon, met en scène deux douaniers, un belge et un français, forcés de cohabiter dans une nouvelle patrouille mobile. Énorme succès avec plus de huit millions d’entrées au cinéma, le film restera en grande partie dans les mémoires pour sa Renault 4 très particulière.

L'histoire

Douanier belge trop zélé, Ruben Vandevoorde (interprété par Benoît Poelvoorde) apprend avec désespoir la signature de l’Acte unique en 1986, régissant la libre circulation des marchandises et des personnes entre pays européens. Sept ans plus tard, en 1993, le traité de Maastricht entraîne la fermeture des bureaux de contrôle juxtaposés. Ruben Vandervoorde est contraint d'inaugurer la première brigade mobile mixte franco-belge, et se voit obligé, à son grand désespoir, de partager un véhicule de patrouille avec son pire ennemi, un douanier français du nom de Mathias Ducatel (incarné par Dany Boon). Pour poursuivre les trafiquants, les deux douaniers vont pouvoir compter sur une voiture hors du commun.

La création de la voiture

Pour mener à bien leur mission, la production du film a tout prévu. Cette Renault 4 bodybuildée est un prototype spécialement. Autant l'aspect visuel était important pour les besoins du film, autant l'ensemble de la voiture devait être solide et fiable, pour la sécurité. Sa réalisation a donc été confiée au pilote de course Jean-Claude Lagniez, qui commença sa carrière de cascadeur en 1976 aux côtés de Rémy Julienne (c'est lui qui doublait Roger Moore dans James Bond). Avec l'équipe de Ciné Cascade, société qu'il a fondée en 1985, Lagniez crée une 4L bodybuildée, capable de rouler vite (elle fait la course avec une Ferrari dans le film), tout en assurant la sécurité des acteurs : une voiture qui n’a plus rien à voir avec la paisible citadine Renault, boostée par la compétence d'une équipe chevronnée. On est donc très loin d'un bricolage d'amateur.

Pour la carrosserie, le préparateur adapte une carrosserie évoquant la 4L avec ailes élargies, spoiler, prise d'air et aileron. A l'intérieur, le prototype dispose des baquets OMP et un tableau de bord doté de manomètres. Côté motorisation, si dans le film on parle d’un moteur Alpine suralimenté, dans la réalité, la 4L dispose d’une plateforme de Citroën BX GTI renforcée, dont le moteur doit approcher 140 ch. Un choix dicté par la présence de sa suspension hydraulique, qui permet à l’auto de rouler partout, y compris pour traverser un champ de betteraves ! Toutefois, vous ne la croiserez pas sur les routes puisqu'elle ne dispose pas de titre de circulation.

Après le film

Après le tournage, la 4L servira lors de nombreuses opérations de promo du film et avant-première. Dès la fin des festivités, elle sera vendue aux enchères au profit de la Fondation de France, pour un montant de 25 000 €. V'est Franck Duquesne, propriétaire de boîtes de nuit de la métropole lilloise, qui s'est adjugé la 4L pour 25000 €. « Je l'ai achetée pour faire plaisir à Dany, aux gens du Nord et à l'association. » La somme est reversée au Ch'ti Fonds.

Un musée dédié au film a ensuite été créé à Macquenoise (à la frontière franco-belge avec Hirson-Forêt, à quelques encablures de la commune d’Anor) où le film fut tourné par Dany Boon en 2010 (mais rebaptisé Courquain pour les besoins de la comédie). Ce petit musée a abrité la voiture du film mais a hélas été vandalisé en 2018. Un exemplaire statique de la Renault, qui matérialisait le site à l’extérieur, a été incendié, tandis que celle qui roule dans le film, stationnée dans un garage, a été épargnée.

Texte compilé d'infos glanées en ligne, notamment sur le site des Dernières Nouvelles d'Alsace