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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
Renault 3 : 4L du pauvre... mais chère aujourd'hui ! |
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Qui se souvient qu'il y a eu une Renault 3 ? Dans l'esprit de la plupart des gens, la "4L" fut la première voiture Renault désignée par un nombre, mais ce n'est pas le cas. Tout le monde connaît la 4L, mais en réalité, elle était la version "luxe" du nouveau modèle. En-dessous de la 4L, il y avait la R4 tout court, moins bien équipée, plus dépouillée, et dépourvue de vitres de custode arrières. Et puis tout en bas, il y avait la R3, une version légèrement moins chère de la Renault 4, produite uniquement en 1961 et 1962. Ce modèle avait pour rôle de proposer un véhicule purement utilitaire à destination des entreprises et administrations, et une possibilité d'accès à l'automobile pour les personnes aux revenus les plus faibles, en milieu rural en particulier. Les désignations commerciales R3 et R4 n'avaient pas été données au hasard, et n'étaient pas dues non plus à l'existence de deux projets ou modèles envisagés avant elles. Ces nombres reflétaient tout simplement leur cylindrée. La Renault 3 était une 3 CV fiscaux, qui se contentait d’une cylindrée de 603 cc pour une puissance de 20-22,5 chevaux réels, avec pour conséquence une vitesse de pointe limitée à 95 km/h. La Renault 4 était une 4 CV, qui affichait pour sa part 747 cc pour 24 chevaux et entre 105 et 100 km/h en vitesse maximale. L'objectif clairement affiché était de concurrencer la Citroën 2 CV, qui rencontrait un vif succès de par sa rusticité, sa fiabilité et sa simplicité. Renault voulait proposer une alternative plus moderne d'aspect, mais tout aussi bon marché. Ainsi, a R3 étant ainsi affichée à 4 800 nouveaux francs et la 2 CV, de son côté, à très exactement 4 840 NF. La direction commerciale de Renault était convaincue que pour une clientèle aux moyens fort limités, et pour qui l'achat d'une voiture représente un budget considérable, cette R3 ultra-basique, disponible dans une seule teinte de carrosserie (le gris) constituait la meilleure réponse à la petite Citroën. Dans l’esprit de Pierre Dreyfus et des autres membres de la direction de Renault, c’est bien la Renault 3 et la Renault 4 de base qui allaient constituer l’essentiel des ventes, et non la plus luxueuse 4L. La suite leur donnera évidemment tort, puisque cette dernière sera très vite la plus prisée par la clientèle. Et même en restant dans les versions moins chères, la différence de prix entre les la R4 de base et la R3 (un peu moins de 200 francs) ne justifiait pas pour la plupart des acheteurs de choisir la seconde, certes tout aussi austère en termes de présentation et d'équipement, mais dotée de meilleures performances. De ce fait, la R3 se verra reléguée à l’été 1962, dans une indifférence quasi générale, après un seul et unique millésime et 2526 exemplaires produits. Il ne resterait plus aujourd'hui qu’entre 17 et 29 exemplaires, ce qui en fait l'une des Renault les plus rares jamais produites en série. Texte basé en grande partie sur un article de Jack Stou pour le site Rétro Passion Automobiles
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