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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
Les R5 de Léotard : berlines à 6 roues ! |
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Un arrière rehaussé avec des vitres fumées sur ce modèle 6x6 tiré de la R5 TS.
Six roues, déjà, ce n'est pas banal... mais à transmission intégrale, c'est dingue !
Descendre les marches du Trocadéro à Renault 5 à six-roues, succès garanti !
On note sur toutes ces photos l'ajout du spoiler qui réduit la trainée
Tirée d'une Renault 5 Alpine, cette R5 à six roues conserve le hayon classique.
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Avec un bac classique et un diplôme d'électromécanicien en poche, une formation complémentaire de carrossier, ce jeune homme de bonne famille, un peu bohème, ex-restaurateur de voitures anciennes, et débordant d'imagination en ce qui concerne l'automobile (particulièrement dans le domaine des transmissions) se définissait comme un "autodidacte". C'est à la suite d'un stage chez Rover en Angleterre en 1978, où il avait été à l'origine de la réalisation de la Range 6x6, qu'il décida, une fois rentré en France, de construire une Renault 5 sur le même principe. Il commença à travailler avec Pierre Tissier, qui gérait depuis quelques temps déjà la société ADPT (Application Des Procédés Tissier), à l'origine des Citroën multi-roues, et collabora à la création d'un véhicule de dépannage construit à partir des éléments d'une DS 23 qui permettait de transporter en même temps une voiture hors d'état de rouler et ses passagers. Tissier lui démontra qu'une voiture n'avait pas forcément quatre roues et le renforça dans sa conviction. Il fonda alors, en concurrence avec Pierre Tissier, la société ADPL : Application Des Procédés Léotard, avec laquelle il allait réaliser trois Renault 5 à six roues, toutes différentes car ne dérivant pas d'un même modèle. Renault 5 TS, Renault 5 Alpine, et enfin Renault 5 Turbo 2. La Renault 5 TS à six roues motricesGrâce à la société SINPAR, spécialiste des transmissions à 4 roues motrices, qui mit à disposition le matériel nécessaire, il put réaliser son projet en quelques mois : une Renault 5 TS transformée en véhicule tous-terrains à six-roues motrices ! Outre les 6 roues, elle se différenciait du modèle de série par un châssis renforcé à l'aide de deux tubes carrés montés en parallèle sur les longerons, un poids plus élevé (980 kg contre 800 kg) et bien sûr une longueur plus importante (4.21 m contre 3.5 m). La transmission était du type hydrostatique, suivant un brevet de Léotard (principe utilisé sur les chenillettes Halftrack et sur les engins de travaux publics), qui permettait une plus grande souplesse que la transmission mécanique. Le volume du coffre passait à 2,4 m3. Sur le plan du comportement routier, le constructeur estimait que la tenue de route était améliorée de 70% et le freinage, grâce aux six disques, de 33%. En virage, les quatre roues arrières se répartissaient la prise en charge de la force centrifuge, chaque pneu devenant moins sensible à l'effet de dérive. Volant en main, le gain était aussi convaincant que celui de la traction intégrale, notamment sur chaussée mouillée. 6 roues motrices, système SINPAR, transmission "hydrostatique" et une vitesse de 160 Km/h... Un nouveau concept était né. Léotard s'en expliquait ainsi : "C'est dans un but de sécurité que j'ai créé cette voiture. La technique des six roues transforme radicalement une berline au niveau de la tenue de route et du freinage, mais surtout au niveau de la charge utile. La voiture supporte allègrement 700 kg de charge pour une consommation de 10/11 litres maximum. A l'heure des économies d'énergie c'est, je crois, un bon argument. J'ai bon espoir d'intéresser l'administration, car c'est une voiture qui serait particulièrement bien adaptée pour les interventions d'urgence de la police, des pompiers et du SAMU. Ce serait par exemple, un excellent véhicule de désincarcération, il y a la place, selon les normes AFNOR, pour y installer le matériel nécessaire". La Renault 5 Alpine à six roues motricesChristian de Léotard s'attaqua ensuite à une seconde Renault 5 à six roues, se servant cette fois d'une Renault 5 Alpine comme véhicule de base. Contrairement à la première, qui présentait une marche dans le toit au niveau du montant B, cette second voiture allait être toute droite depuis le haut du pare-brise jusqu'au hayon. Pour transformer la voiture, le coût de la transformation de carrosserie et de mécanique de l'époque était d'environ 40000 francs. Également construite avec six roues motrices, elle pouvait monter jusqu'à 165 km/h. Et grâce à sa participation au Paris-Dakar, conférer à Léotard une brève heure de gloire, avant de retomber dans l'oubli.
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Une six-roues Léotard obtenue à partir d'une Renault 5 Turbo 2.
Après l'incendie parisien, la reconstruction va être longue et laborieuse...
La Turbo 2 à 6 roues a hélas été victime d'un second incendie, criminel celui-là.
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