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janvier 2026

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La Renault 9 a failli avoir une version break... aux USA

 

Une Renault 9 break fut étudiée en France, mais jamais commercialisée.
Ici une image imaginaire recréée par intelligence artificielle.

 

 

 

 

La Renault 9 aurait bien mérité une version break. Et elle a bien failli en avoir une aux Etats-Unis, dans sa version Alliance...

Après une première lettre d’intention signée en mars 1978 qui permet de fournir à American Motors les premières Renault importées (Le Car, 18i, Fuego), il est décidé dès la fin 1979 de produire sur place la future Renault 9, rebaptisée Alliance afin de célébrer l’union des deux constructeurs.

Pour justifier cette décision, Bernard Hanon avait donné à la presse les grandes lignes : si les modèles importés, notamment japonais, ont le vent en poupe sur le sol américain, les clients auront en fin de compte toujours une préférence pour le “Made in America”. À l’instar du pionnier Volkswagen (VWoA) qui produit sa Golf à Westmoreland en Pennsylvanie depuis 1978, Renault choisit à son tour de concilier le meilleur des deux mondes. Ce qu'Hanon ne dit pas en revanche, c'est qu'il veut à tout prix se prémunir des fluctuations des taux de change. En 1978, importer les modèles d’Europe ou les livrer en CKD reste une opération rentable. Mais jusqu'à quand ? Un retournement pourrait entrainer des pertes considérables.

De son côté, American Motors a un besoin vital de faire tourner ses usines et doit surtout compléter sa gamme avec des modèles plus sobres, en vue de satisfaire à la nouvelle réglementation fédérale. Dans les locaux de l’Amtek, qui hébergeaient auparavant le siège de Kelvinator et sous la direction de Philippe Ventre, le département “RenAm Product Engineering” est alors en charge à partir de juillet 1981 d’américaniser la Renault 9. Contrairement aux apparences, il faut revoir la copie de fond en comble. L’Alliance (L42A) est mise en production à Kenosha en juin 1982 ainsi que son dérivé deux portes (M42A). Suivent la R11 trois portes Encore (C42A) en juillet 83 et enfin le cabriolet Alliance Convertible (D42A) en septembre 1984.

Mais dès le début 1982, une autre carrosserie est envisagée : un dérivé break, codé K42A. Alors qu’à Rueil, les équipes de Gaston Juchet et Robert Opron soumettent plusieurs études de style, chez AMC, celles de Dick Teague et Bob Nixon planchent sur une contre-proposition qui sera développée jusqu’à la caisse en blanc. La réalisation de celle-ci est pilotée par Claude Sutren, alors responsable du Body Engineering Department, et c’est à lui que nous devons ces documents.

Hélas, faute de moyens suffisants (puisque la priorité est donnée au futur Cherokee XJ) et avec des volumes de ventes que l’on estime trop faibles, le break est finalement abandonné en février 1983.

Article et photos repris de la page Car Design Archives d'après Claude Sutren, Jean-Marie Réveillé, Édouard Seidler

 

L'intelligence artificielle permet parfois de belles choses, comme ces deux rendus d'une Alliance break dans les rues américaines. Le faux panneau "Alliance Sportwagon" (nom supposé du modèle s'il avait été commercialisé) a été rajouté par mes soins sur l'image IA.

La caisse en blanc de la K42A développée à l'Amtek.