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janvier 2026

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Les codes projets Renault : premier système (1899)

 

C'est un casse-tête pour toute marque qui commercialise une grande gamme de produits : il faut pouvoir les référencer selon un système facile pour tous.

Du temps où Renault était encore l'entreprise de Louis Renault, le système était on ne peut plus simple : tous les véhicules produits portaient un code alphabétique. Et par "véhicule", il faut comprendre absolument tout ce que Renault produisait : aussi bien des voitures que des camions, des autorails, des tanks ou des tracteurs agricoles.

Les tout premiers modèles de la marque furent codés de A à Z, puis il fallut introduire une seconde lettre, avec le type AB. On pense souvent à tort que ce code désignait le véhicule lui-même, alors qu'il correspondait en réalité au châssis. Ainsi donc, plusieurs carrosseries différentes pouvaient partager le même code. On atteignit le code ZY en 1934, et il fallut donc introduire des codes à trois lettres. Le premier type connu dans ce système est le "camion voiture utilitaire" ABF de 1934, le dernier étant la Primaquatre BFP de 1940.

Cette plaque d'identification d'un "camion voiture" de 1908 montre bien que le code à deux lettres correspondait au type de châssis et non de carrosserie.

Il convient de noter qu'on trouve ponctuellement avant 1923 puis plus régulièrement ensuite, des chiffres et des lettres suffixes permettant de savoir à quel millésime ou quelle version on a affaire. Prenons l'exemple de la berline 15 CV Vivasix. Elle reçoit le code PG en 1927. L'année suivante, elle est codée PG1, puis PG2 en 1929, avec en plus une PG2 LUXE appelée Vivastella. Idem en 1930 et 1931 avec PG3/PG3 LUXE et PG4/PG4 LUXE. En 1932, la PG5 devient la Vivastella, et sa version luxe la PG6 Primastella. En 1933 et 1934, même chose avec les PG7/PG8 et PG9/PG10, sachant qu'on trouve aussi des PG7 SA et PG8 SA, versions à "direction sans manettes".

Parfois, l'ajout de chiffres et lettres suffixes multiples conduira à des désignations un peu compliquées du type TID4B, TN6C2, UD4AC1 ou VT6DC1, dans lesquelles est notamment indiquée la puissance en chevaux fiscaux et la motorisation essence ou diesel, mais cela ne concerne que quelques modèles de camions ou d'autobus. Les autres codes restent plutôt simples.

 

  • Voir la liste de tous les codes connus à une lettre
  • Voir la liste de tous les codes connu à deux lettres
  • Voir la liste de tous les codes connus à trois lettres

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