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version 4.0 mise à jour : janvier 2026 |
Les codes projets Renault : deuxième système (1945) |
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Durant la guerre, Renault n'avait plus le droit de concevoir de nouveaux véhicules de série. Seule était autorisée la production pour l'occupant allemand de certains modèles de camions. Même l'étude de prototypes était sévèrement règlementée. Pour les désigner, des codes à trois chiffres firent leur apparition en 1940-41 : série 100 pour les automobiles (101, 102, etc.), série 200 pour les camions et série 300 pour les tracteurs agricoles. Ces codes étaient suivis d'une lettre indiquant le type de moteur (E pour essence, D pour diesel, G pour gaz, H pour hydrogène, V pour électrique). Ce système un peu modifié servira de base aux codes de l'après-guerre. L'essence devenant rare en temps de guerre, Renault va produire quelques Juvaquatre en versions expérimentales gaz ou électrique sous le code projet 102. Toutefois, Louis Renault ne voulant pas d'ennuis avec l'occupant, il interdit à ses ingénieurs d'étudier de nouveaux modèles. C'est donc en cachette que les projets 104 à 107 seront étudiés par Fernand Picard et son équipe. Après la guerreLouis Renault est arrêté pour collaboration avec l'ennemi, et son entreprise saisie par l'Etat devient une régie. Le système de codes à trois chiffres devient le système officiel de désignation des projets de la marque. Les projets automobiles sont désignés par des codes commençant par 1 (106 pour la 4CV, 109 pour la Dauphine, etc.), les projets de camions et utilitaires par 2 (209 pour la Colorale, 213 pour l'Estafette, etc.) ou par 4 si ce sont des versions diesel ; les projets relatifs aux tracteurs agricoles commencent par 3 (ou 7 si ce sont des diesels); les projets relatifs au matériel ferroviaire commencent par 5. On a donc :
* La série 300 redémarrera en 1984 mais hors de ce système, avec de nouveaux modèles dans les numéros 400, 500, 800 et même 1000. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de série 600. Déclinaison du code projet en versionsQuand un projet devient un modèle de série, les versions portent le préfixe "R" suivi d'un code à 4 chiffres construit sur le numéro de projet. Ainsi, par exemple, la 4CV (projet 106) donne les versions R106_ suivantes :
C'est la même chose pour les autres séries, sauf que les codes des séries 400 ne correspondent pas à des projets différents ; ils sont construits sur la base des codes des versions essence :
Ainsi, le "4" vient se subsituer au 2 du code projet. Pour les tracteurs agricoles, c'est la même chose (le chiffre "7" venant remplacer le chiffre "3" dans le code du type) mais très vite, Renault Agriculture ne respectera plus scrupuleusement ce système, et dans les faits il y aura deux listes distinctes. Petite spécificité pour le matériel ferroviaire : pas de lettre "R" au début des codes types car cette lettre était déjà utilisée par la SNCF sur certains de ses modèles, et il fallait donc éviter la confusion.
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